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Robin Foster sur le Web |
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Robin Foster
Propulsé sur le devant de la scène par le phénomène MySpace, où sa page reçoit un nombre impressionnant de visites, Robin Foster se lance dans l'enregistrement d'un album, «Life is elsewhere», qui sortira en février sur le tout nouveau label Last Exit. Avec un son puissant et une pochette signée par Sean Ellis, photographe et réalisateur anglais, auteur de l'excellent long-métrage «Cashback», le disque devrait rapidement faire parler de lui.
La première chose qui vient à l'esprit lorsqu'on écoute la musique de Robin Foster, ce sont des images. La pluie qui inonde les rues de «Blade Runner». Les plaines désertiques du midwest, magnifiées par Sergio Leone. Les lumières d'une ville, la nuit, comme seul sait les filmer Michael Mann.
Cinématographiques, les chansons de Robin Foster le sont assurément. C'est cette dimension qui fait, avant tout, la différence et marque durablement l'auditeur. Impossible de résister, l'invitation au voyage, au rêve, est trop tentante.
Si le toucher particulier du guitariste anglais et sa sensibilité mélodique originale forment une «patte» reconnaissable au premier coup d'oreille, il partage cependant, avec de nombreux autres artistes, des accointances musicales assumées.
Tour à tour, on pense à Talk Talk période «Spirit of Eden», à Sigur Ros, mais également à Godspeed Youn ! Black Emperor ou encore à Mogwaï et Portishead. Avouons qu'en matière de famille musicale, on fait largement pire…
Il partage, avec ces éminents collègues, un goût prononcé pour les nappes envoûtantes de guitares, les envolées déchirantes et saturées, les voix qui vous laissent la gorge serrée… L'émotion à l'état brut, tout simplement.
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